La quatrième place laisse un goût amer. Battue 6-4 par l'Angleterre dans le match pour la troisième place, la France a refermé le Mondial 2026 sans podium. Avec elle s'est refermée une page de quatorze ans : celle de Didier Deschamps.
Le sélectionneur a tiré sa révérence samedi. Son bilan reste immense (sacre en 2018, finale en 2022, Ligue des nations 2020-21, finale de l'Euro 2016), mais la sortie américaine a sonné comme un point final brutal. Les Bleus rentrent sans médaille. Le calendrier, lui, n'attend personne.
Une semaine pour tourner la page
La Fédération française de football a fixé le rendez-vous. Selon le communiqué officiel publié le 23 juillet, Philippe Diallo présentera le prochain sélectionneur mardi 28 juillet à 11h00 au siège de la FFF, après un Comité exécutif exceptionnel. La conférence sera diffusée en direct sur la chaîne YouTube de la fédération. Pas de nom dans le texte. Juste une heure, un lieu, une procédure.
Zinédine Zidane n'est pas cité. Pourtant, la presse française et internationale le place massivement en tête des favoris. Franceinfo comme Goal.com soulignent que, hors rebondissement majeur, c'est lui que Diallo devrait introduire. L'ancien meneur de jeu n'a plus entraîné depuis son second passage au Real Madrid, il y a cinq ans. Il n'a jamais caché son envie de diriger l'équipe nationale. L'AFP, reprise par BSS, parle d'un favori « écrasant » à 54 ans, après des années d'attente.
Reset, pas révolution annoncée
La presse a rappelé le parcours de Deschamps jusqu'au bout : Euro 2016 perdu en finale, sacre russe, finale qatarie, puis cette quatrième place américaine. Le contraste nourrit le récit du reset. Ce n'est pas un procès d'intention envers les joueurs. C'est un changement de cycle assumé par la fédération, avec une date, une heure, et un favori médiatique clairement identifié. Le public, lui, veut d'abord un nom et une méthode.
Entre la petite finale et la conférence de mardi, le vestiaire vit une zone grise. Pas de liste publiée. Pas de déclaration de guerre au groupe sortant. Les questions de composition existent, bien sûr : après un Mondial coupé entre moments de contrôle et effondrements défensifs, le débat public tourne autour du style, de la gestion des cadres et du renouvellement générationnel.
Mais aucun cadre fédéral n'a publié de blacklist. Aucune source sérieuse n'a confirmé qui serait écarté dès l'arrivée du nouveau technicien. Attribuer à Zidane des coupes précises avant même sa présentation serait de la fiction. Ce que l'on sait, c'est le cadre : un changement de cycle, un staff annoncé comme remanié, et une première échéance déjà calée sur le calendrier UEFA.
Franceinfo évoque aussi la durée du premier contrat et la composition de l'encadrement comme sujets possibles de la conférence. Là encore, rien n'est acté tant que Diallo n'a pas parlé.
Ce qui arrive ensuite
La première sortie compétitive attendue tombe vite : un déplacement en Turquie, le 25 septembre, en Ligue des nations, toujours selon franceinfo. Avant cela, mardi 11 heures. Un nom. Un projet. Et un groupe à reconstruire sans inventer la suite.
Les Bleus ne sont plus dans le Mondial. Ils sont dans l'entre-deux : entre Deschamps et ce qui vient. Le reset commence par une phrase officielle, pas par des rumeurs de vestiaire. Mardi, la FFF sortira du flou. Jusque-là, la seule certitude sourcée reste l'horaire.

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