Ce mardi 14 juillet, jour de fête nationale, Didier Deschamps prendra place sur le banc de l'équipe de France pour une demi-finale de Coupe du monde face à l'Espagne. Peut-être l'un de ses tout derniers matchs à la tête des Bleus. Le 8 janvier 2025, le sélectionneur avait officialisé son départ à l'issue du Mondial 2026, au terme de son contrat. Quatorze ans après avoir pris les rênes, l'homme le plus titré du football tricolore prépare sa sortie.
Quatorze ans au sommet
Deschamps dirige la sélection depuis l'été 2012, dans la foulée de l'Euro. Rares sont les techniciens à avoir tenu aussi longtemps sur un banc aussi exposé. Le palmarès, lui, parle sans emphase : titre mondial en 2018, finale du Mondial 2022, finale de l'Euro 2016, victoire en Ligue des nations 2021. Deux sacres majeurs, deux finales perdues de justesse. Peu de nations affichent une telle présence dans le dernier acte des grands tournois.
Il y a aussi l'autre versant de sa carrière, celui du joueur. Capitaine, il avait soulevé la Coupe du monde 1998 à domicile, puis l'Euro 2000 dans la foulée. Deschamps appartient à un club minuscule : celui des hommes ayant gagné le Mondial comme joueur puis comme sélectionneur. Ils ne sont que trois. Mario Zagallo, Franz Beckenbauer et lui.
Des records qui s'accumulent
Un chiffre résume le personnage. Avec 19 victoires en matchs de Coupe du monde, Deschamps est l'entraîneur le plus victorieux de l'histoire de la compétition. Personne n'a fait mieux sur un banc de touche.
Un autre record est à portée de main. S'il dirige la demi-finale de ce soir, il deviendra le sélectionneur le plus capé de l'histoire du Mondial, avec 26 rencontres à la tête d'une équipe. Un total qui en dit long sur sa longévité et sur la constance des Bleus sous son autorité. Le genre de marque qui ne se contemple vraiment qu'une fois le règne refermé.
Un dernier grand rendez-vous
Pour en arriver là, la France a écarté le Maroc en quart de finale (2-0). La voilà à une marche de la finale, avec l'Espagne en travers de la route. Franceinfo présente d'ailleurs ce France-Espagne comme la finale avant l'heure du tournoi, tant les deux nations dominent le tableau.
Le décor ajoute à la symbolique. Une demi-finale un 14 juillet, à l'AT&T Stadium d'Arlington, dans la région de Dallas, coup d'envoi à 21 heures, heure de Paris, sur beIN Sports 1 et M6. Deschamps vise une troisième finale mondiale consécutive après 2018 et 2022, mais rien n'est encore joué : l'Espagne se dresse d'abord, et elle ne viendra pas en victime.
Pour le public français, l'image a de quoi marquer. Voir ce sélectionneur, installé depuis 2012, livrer l'un de ses derniers combats un soir de 14 juillet tient déjà du symbole. Le reste appartient au terrain.
Le pari est clair : sortir par le sommet. Deschamps ne s'accroche pas, il a lui-même fixé la date de son départ et s'y tient. Rien ne l'obligeait à annoncer son départ si tôt, en janvier 2025, à plus d'un an de l'échéance. Reste désormais à écrire la dernière page, celle qui dira si ce long cycle s'achève sur un nouveau couronnement ou sur un ultime regret.
Une inconnue plane malgré tout sur l'après. Sa succession alimente les spéculations depuis des mois, sans que la Fédération n'ait officialisé quoi que ce soit. Deschamps, lui, a choisi le tempo de sa sortie. Il ne reste plus qu'à savoir jusqu'où ira ce dernier voyage.

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