Espagne-Argentine : privée de finale, la France regarde Messi défier l'enfant de la photo

Espagne-Argentine : privée de finale, la France regarde Messi défier l'enfant de la photo

Le 19 juillet au MetLife, l'Espagne qui a éliminé les Bleus défie l'Argentine qui les avait brisés en 2022. Première finale de Coupe du monde entre ces deux nations, avec le duel Messi-Yamal en toile de fond.

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Éliminée deux fois, la France reste à la porte

Deux fois, le tournoi américain a refermé la porte au nez des Bleus. Le 14 juillet, l'Espagne les a sortis en demi-finale (2-0). Quelques jours plus tard, la France se retrouve simple spectatrice d'une finale qui la vise deux fois. Son bourreau du moment y joue le titre. Et en face se dresse l'Argentine, celle qui l'avait brisée en 2022 aux tirs au but (4-2).

Le 19 juillet, à 21 heures, heure de Paris, la Roja et l'Albiceleste s'affronteront au MetLife Stadium d'East Rutherford, dans le New Jersey. Deux adversaires que la France connaît trop bien, réunis autour du trophée qu'elle ne soulèvera pas cette fois. Respect d'un côté, vieille rancœur de l'autre.

Pour un supporter français, l'addition est cruelle. L'Albiceleste avait déjà arraché le titre aux Bleus il y a quatre ans, au bout d'une soirée folle. L'Espagne, elle, vient de leur barrer la route de la finale. Deux plaies, un même week-end pour les rouvrir.

Une affiche que la Coupe du monde n'avait jamais montrée

C'est une grande première. Jamais l'Espagne et l'Argentine ne s'étaient croisées en finale de Coupe du monde. Leur seule rencontre dans l'épreuve remonte à la phase de poules de 1966, un succès argentin (2-1), rappellent Yahoo Sports et Bolavip. Près de soixante ans plus tard, les voilà à se disputer le sommet.

Les ambitions, elles, ne se ressemblent pas. L'Espagne court après un deuxième sacre, elle qui n'a triomphé qu'une seule fois, en 2010, sur un but d'Iniesta en prolongation face aux Pays-Bas (1-0), sous la houlette de Vicente del Bosque. L'Argentine, tenante du titre, vise le doublé consécutif, chose rarissime dans l'histoire de l'épreuve. En demie, c'est encore Messi qui a tout enclenché, passeur sur les deux buts des siens.

De la tombola de Rocafonda au MetLife

Et puis il y a ce fil qui donne la chair de poule. En 2007, un Messi de 20 ans tenait contre lui un nourrisson de cinq mois, pour un calendrier caritatif de l'UNICEF monté par la fondation du Barça et le Diario Sport, au Camp Nou. Le cliché porte la signature du photographe Joan Monfort. Le bébé, désigné par une tombola que sa famille de Rocafonda, à Mataró, avait remportée, s'appelait Lamine Yamal.

Dix-neuf ans plus tard, l'enfant de la photo a 19 ans et disputera la finale. En face, Messi, 39 ans, co-meilleur buteur du tournoi avec huit réalisations. Deux générations sorties du même Barça, un vieux calendrier de bienfaisance devenu presque prophétie, selon ESPN et Today.

Vu de France, difficile de ne pas y lire un passage de témoin : la dernière grande scène d'un joueur qui a tout gagné, face au prince qui monte. Rien n'est écrit pour autant. Ni le titulaire, ni le buteur, ni le vainqueur.

Ce qui attend encore les Bleus

Avant le sommet du New Jersey, la France a un match à honorer : la petite finale, le 18 juillet à Miami, contre l'Angleterre. Un lot de consolation, à des années-lumière du trophée convoité de l'autre côté du pays.

Puis viendra le 19 juillet, 15 heures sur la côte Est. L'Espagne contre l'Argentine, Yamal contre Messi, le présent face à une dernière lueur. La France, elle, regardera. Comme tout le monde.

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