Un Ballon d'Or dans la vitrine, deux Ligues des champions gagnées coup sur coup, et déjà quatre buts au Mondial : Ousmane Dembélé aborde la demi-finale de la Coupe du monde 2026 dans la meilleure forme de sa carrière.
Le tableau est presque insolent. Sacré meilleur joueur du monde à l'automne 2025, l'ailier des Bleus figure désormais parmi les hommes forts du tournoi américain. Il n'est plus qu'à deux marches d'un palmarès que personne, ou presque, ne possède. La France affronte l'Espagne mardi 14 juillet à Dallas. Deux rencontres, au plus, le séparent d'une saison sans équivalent.
Un triplé éclair pour lancer son Mondial
Tout est allé très vite, dès l'entrée en lice. Le 26 juin, face à la Norvège, Dembélé donnait le ton : il ouvrait le score dès la 7e minute, doublait la mise à la 20e, puis bouclait son triplé à la 32e. Trente-deux minutes, trois buts. La France s'est imposée 4-1, portée par un ailier intenable dans la surface adverse.
Le geste est rare. Selon Al Jazeera, il s'agit de l'un des triplés les plus rapides de l'histoire de la Coupe du monde. Côté tricolore, seuls Just Fontaine, auteur de deux triplés lors de l'édition 1958, et Kylian Mbappé, en finale 2022, avaient jusque-là réussi pareil exploit dans le tournoi. Dembélé les a rejoints en une demi-heure, et par la même occasion inscrit son nom dans une lignée très courte.
Il n'en est pas resté là. Le 9 juillet, en quart de finale contre le Maroc, il a récidivé. Mbappé et lui ont fait la différence, la France s'imposant 2-0 pour valider son billet pour le dernier carré. Ce nouveau but a porté son total à quatre unités sur la compétition, ce qui le place parmi les meilleurs buteurs du Mondial avant les demies.
Deux sacres européens et un Ballon d'Or
Cette flambée américaine ne tombe pas du ciel. Elle prolonge deux saisons de très haut niveau avec le Paris Saint-Germain, où l'ailier s'est mué en pièce maîtresse d'un collectif conquérant.
En 2025, Paris a écrasé l'Inter Milan 5-0 en finale de la Ligue des champions, à Munich. Dembélé, lui, a pesé sans marquer : d'après ESPN, il a été à l'origine de deux buts dans la démonstration parisienne, avec une passe décisive pour Désiré Doué et une ouverture en profondeur pour Khvicha Kvaratskhelia. C'est cette saison-là, la plus aboutie de sa carrière, qui lui a valu le Ballon d'Or 2025, selon OneFootball et la FIFA.
La récompense avait une saveur particulière. Pour un joueur dont la trajectoire avait un temps paru se dérober, entre blessures et promesses non tenues, ce sacre individuel a sonné comme une revanche, souligne OneFootball. Le talent brut avait enfin trouvé sa régularité.
Un an plus tard, le PSG a remis ça. À Budapest, en finale 2026, les Parisiens ont dominé Arsenal aux tirs au but. Dembélé y a tenu un rôle décisif : d'après Yahoo Sports, il a égalisé sur penalty à la 65e minute, avant que Paris ne fasse la différence dans l'exercice fatidique. Le club est ainsi devenu le premier à conserver son titre européen depuis le Real Madrid en 2016-2017.
Deux finales, deux couronnes, et un statut à part. OneFootball rappelle que Dembélé, champion du monde en 2018, fait désormais partie des dix seuls footballeurs de l'histoire à avoir remporté une Coupe du monde, une Ligue des champions et un Ballon d'Or. Un cercle on ne peut plus fermé, où figurent notamment Zinedine Zidane, Ricardo Kaká, Lionel Messi ou encore Franz Beckenbauer.
Cap sur Dallas, une collection à parachever
Reste le plus difficile. Mardi, à Dallas, la France retrouvera l'Espagne pour une place en finale. Un choc entre deux nations rompues aux grands rendez-vous, et un vrai test grandeur nature pour un Dembélé lancé à pleine vitesse.
Depuis le coup d'envoi du tournoi, l'ailier s'est imposé comme le complément idéal de Mbappé sur le front de l'attaque française. Ses quatre réalisations, du triplé initial contre la Norvège au but du quart face au Maroc, disent son poids sur le parcours des Bleus jusqu'au dernier carré. À Dallas, c'est encore sur ce duo que la France s'appuiera pour tenter de renverser la Roja.
C'est là que tout se joue. Une grande demi-finale, puis une finale gagnée, ajouteraient à son parcours la seule ligne qui, jusqu'ici, se conjugue au collectif de 2018 : une Coupe du monde décrochée en patron, à la pointe de l'attaque des Bleus. De quoi transformer une année déjà rare en référence absolue.
Rien n'est joué, pourtant. L'Espagne a les armes pour bousculer la France, et un tournoi ne se gagne pas sur une réputation. Dembélé le sait mieux que personne, lui qui a mis des années à convertir son potentiel en trophées avant d'enchaîner les consécrations.
La question tient désormais en un match. Face à l'Espagne, l'ailier parisien peut-il rapprocher les Bleus d'une deuxième étoile en huit ans, et se rapprocher, lui, d'une saison que le football n'oubliera pas de sitôt ? Réponse mardi, à Dallas.

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