Un premier quart pour la Norvège, l'Angleterre à une marche des demies
La Norvège dispute samedi 11 juillet, au Hard Rock Stadium de Miami, le premier quart de finale de son histoire en Coupe du monde. Vingt-huit ans après sa dernière apparition dans le tournoi, en 1998, la sélection scandinave retrouve la lumière et défie l'Angleterre. Le billet pour le dernier carré, elle l'a arraché face au Brésil (2-1) en huitièmes de finale, portée par un doublé d'Erling Haaland.
En face, l'Angleterre sort d'un huitième à rebondissements. Longtemps réduite à dix, elle s'est imposée 3-2 sur la pelouse de l'Estadio Azteca de Mexico, grâce à un doublé de Jude Bellingham. Deux nations qui n'avaient plus l'habitude d'aller aussi loin se retrouvent ainsi à une victoire des demi-finales. Sur le papier, l'Angleterre part avec l'étiquette de favorite ; sur le terrain, la Norvège avance sans le moindre complexe.
Reste que les deux trajectoires n'ont rien de comparable. L'Angleterre, demi-finaliste en 2018, avance avec l'expérience des grands rendez-vous et un effectif taillé pour aller au bout. La Norvège, elle, découvre tout : la pression d'un quart, l'ampleur de l'événement, l'idée même de se voir aussi près d'une demi-finale mondiale.
Haaland en état de grâce, face à ses coéquipiers
Le buteur norvégien traverse une séquence hors norme. Il a trouvé la faille lors de quatorze rencontres internationales compétitives d'affilée, soit 27 buts sur cette série entamée en 2024. La machine ne s'enraye pas, et une large part des espoirs norvégiens repose sur ses épaules.
Avant le coup d'envoi, Haaland compte 7 réalisations dans ce Mondial. De quoi le hisser au troisième rang de la course au Soulier d'or, derrière Kylian Mbappé et Lionel Messi (8 chacun, l'avantage revenant à Mbappé au nombre de passes décisives), et une longueur devant Harry Kane (6). Le duel des avant-centres, Haaland contre Kane, promet d'être l'un des fils rouges de la soirée.
L'affiche a une saveur singulière pour l'avant-centre de Manchester City. « Super spécial », a-t-il lâché à l'idée d'affronter l'Angleterre, rappelant que plusieurs adversaires de samedi sont ses partenaires en club. Des duels que le Norvégien connaît par cœur, jusque dans les moindres appels.
Une Angleterre à recomposer
Le staff anglais devra composer sans deux éléments. Jordan Henderson est forfait pour le reste de la compétition : il s'est fracturé le bras en célébrant la qualification contre le Mexique, puis a été opéré à Kansas City. Jarell Quansah, lui, purge une suspension après le carton rouge écopé face aux Mexicains. Reece James, en revanche, devrait être apte pour le rendez-vous.
Autre motif de prudence : Bellingham, Declan Rice, Marc Guehi et Nico O'Reilly avancent sous la menace d'une suspension. Un carton jaune de plus, et l'un d'eux manquerait une éventuelle demi-finale. Un paramètre que les Anglais devront garder en tête tout au long de la rencontre, sans se dénaturer pour autant.
Ce qui se joue à Miami
Une qualification enverrait l'Angleterre dans le dernier carré pour la première fois depuis 2018. Pour la Norvège, ce serait un territoire totalement inédit, la suite logique d'un parcours que personne n'avait vu venir. Reste la grande inconnue : la réussite de Haaland suffira-t-elle à faire plier une défense anglaise qui, réduite à dix, a tenu tête au Mexique ? Ou l'Angleterre parviendra-t-elle à museler le Norvégien pour valider sa place parmi les quatre derniers ? Réponse samedi, au coup d'envoi.




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