Mondial 2026 : France-Espagne scellé, l'autre demie suspendue à ce samedi

La France et l'Espagne se retrouveront le 14 juillet à Dallas pour la première demi-finale du Mondial 2026. L'autre billet, lui, se joue ce 11 juillet : tour d'horizon d'un tableau à moitié ouvert, de la route jusqu'au MetLife et des enjeux d'histoire.

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Deux billets validés, deux encore à distribuer. La Coupe du monde 2026 connaît déjà la moitié de son dernier carré : la France et l'Espagne se retrouveront le 14 juillet à Arlington, au Dallas Stadium, pour la première demi-finale. L'autre affiche, elle, reste en suspens. Ce samedi 11 juillet, deux quarts de finale doivent livrer le dernier qualifié de ce côté du tableau. La Norvège affronte l'Angleterre au Hard Rock Stadium de Miami Gardens (17h, heure de l'Est), pendant que l'Argentine défie la Suisse à l'Arrowhead Stadium de Kansas City. Rien n'est joué. Tout se décide en quelques heures.

France-Espagne, la seule certitude du tableau

Sur ce point, aucun débat : le 14 juillet, ce sera bien les Bleus contre la Roja. Une même demi-finale, deux récits qui n'ont rien à voir.

D'un côté, une France installée tout en haut du panier. Troisième Coupe du monde de rang dans le dernier carré, après 2018 et 2022 : la régularité est devenue sa signature. C'est même sa huitième demi-finale mondiale, un total que seule l'Allemagne (12) devance dans l'histoire.

De l'autre, une Espagne que l'on n'avait plus vue à pareille fête depuis une éternité. Selon The Analyst, il s'agit seulement de la deuxième demi-finale de son histoire, et de la première depuis son sacre de 2010. Championne d'Europe en titre, la Roja vise désormais le doublé continent-monde que sa génération dorée avait bouclé entre l'Euro 2008, le Mondial 2010 et l'Euro 2012.

Deschamps, un record déjà tombé et un pari inédit

Quoi qu'il arrive à Dallas, Didier Deschamps a déjà marqué ce tournoi de son empreinte. Au fil de la compétition, le sélectionneur est devenu l'entraîneur le plus victorieux de l'histoire de la Coupe du monde : 17 succès, un de plus que l'Allemand Helmut Schön (16), recordman jusque-là.

Reste le vrai objet du désir. Un troisième titre mondial, après celui de 1998 conquis comme joueur et celui de 2018 décroché sur le banc, le placerait dans une catégorie à part, souligne Yahoo Sports. Personne n'a jamais signé pareil parcours. Mais avant d'y rêver, il y a l'Espagne. Et elle ne se prête à aucun calcul.

Une moitié de tableau encore à écrire

De l'autre côté, tout reste ouvert. Norvège, Angleterre, Argentine, Suisse : quatre nations, deux matches, un seul rescapé au terme de chacun. Les vainqueurs des deux quarts de ce samedi se retrouveront en demi-finale.

À Miami Gardens, la Norvège et l'Angleterre s'expliquent en soirée. À Kansas City, l'Argentine et la Suisse se disputent l'autre billet. Impossible, à cette heure, de désigner un favori : les quatre sont à quatre-vingt-dix minutes, voire cent vingt, du dernier carré. Le nom du qualifié ne s'écrira qu'une fois la nuit tombée sur le Missouri.

De Dallas au New Jersey, le chemin jusqu'au sacre

Le tableau se lit désormais presque d'un bout à l'autre. Première demi-finale le 14 juillet, donc, au Dallas Stadium. La seconde suivra le mercredi 15 juillet au Mercedes-Benz Stadium d'Atlanta (15h, heure de l'Est), entre les deux rescapés des quarts de ce samedi.

Viendra ensuite le match pour la troisième place, programmé le samedi 18 juillet au Hard Rock Stadium de Miami Gardens (17h). Puis le rendez-vous que tout le monde attend : la finale, le dimanche 19 juillet au MetLife Stadium d'East Rutherford, dans le New Jersey (15h). C'est là, aux portes de New York, que le vainqueur de France-Espagne attendra l'équipe sortie de l'autre demie.

Un carton jaune, et tout peut basculer

Il y a enfin ce piège que les quatre équipes encore en lice ce samedi gardent en tête. D'après SI.com, chacune compte au moins un joueur menacé de suspension pour la demi-finale : un simple avertissement ce soir, et le voilà spectateur du tour suivant.

Côté anglais, la liste donne le vertige : Declan Rice, Nico O'Reilly, Marc Guéhi et Jude Bellingham marchent tous sur un fil. La Norvège tremble pour Antonio Nusa, l'Argentine pour Gonzalo Montiel. Quant à la Suisse, elle retient son souffle pour trois cadres d'un coup : Granit Xhaka, Denis Zakaria et Miro Muheim. Chaque tacle, ce soir, pourrait se payer au tour d'après.

Le premier verdict tombera ce samedi, sous les projecteurs de Miami Gardens et de Kansas City. La France et l'Espagne, elles, connaissent déjà l'heure et le lieu. Reste la vraie question : qui, des Bleus ou de la Roja, filera vers le MetLife, et qui viendra l'y défier ?

Sources

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