Angleterre - Argentine : Messi et Bellingham se disputent la finale du Mondial 2026

Mercredi à Atlanta, l'Angleterre et l'Argentine croiseront le fer en demi-finale du Mondial 2026, entre le probable dernier tour de piste de Lionel Messi et l'appétit de Jude Bellingham.

Sur cette page

Un choc pour une place en finale

Rendez-vous mercredi 15 juillet, à 15 heures locales (21 heures en France), au Mercedes-Benz Stadium d'Atlanta. L'Angleterre et l'Argentine s'y disputeront une place en finale du Mondial 2026, avec le dernier acte programmé le 19 juillet. Deux nations, deux histoires, un seul billet.

Les deux formations débarquent en demies au bout de l'effort. L'Angleterre a écarté la Norvège (2-1) au terme des prolongations, portée par un Jude Bellingham qui a d'abord égalisé dans le temps additionnel de la première période avant de délivrer les siens en début de prolongation. L'Argentine, elle, a fait plier la Suisse (3-1), également après avoir poussé la rencontre au-delà du temps réglementaire : Julian Alvarez a fini par faire la différence d'une frappe lointaine, Mac Allister et Lautaro Martinez ayant aussi trouvé la faille. Aucune des deux n'a été chercher sa qualification par le chemin le plus court. Cela dit quelque chose de leur caractère.

Messi, une dernière danse ?

C'est le fil rouge de cette demie. Lionel Messi dispute, selon toute vraisemblance, son dernier Mondial. Chaque rencontre peut désormais être l'une des dernières de sa carrière dans la compétition. À Atlanta, l'Argentin voudra prolonger l'aventure encore un peu.

Le champion du monde 2022 affiche huit buts dans ce tournoi, à égalité avec Kylian Mbappé en tête du classement des buteurs. Il détient par ailleurs les records absolus de buts et de passes décisives sur l'ensemble de l'histoire de la Coupe du monde. Autour de lui, l'Argentine ne manque pas d'arguments offensifs : Alvarez, Lautaro et Mac Allister ont tous laissé leur empreinte sur le parcours. Mais c'est bien le numéro 10 que l'Angleterre devra museler en priorité. Personne, en défense, ne s'y frotte de gaieté de cœur.

Bellingham, l'homme fort des prolongations

En face, les Three Lions tiennent leur maître à jouer. Auteur de six buts depuis le coup d'envoi du tournoi, Bellingham enchaîne les sorties décisives quand le match bascule au-delà des quatre-vingt-dix minutes. Deux fois de suite, il a surgi dans les instants qui comptent, là où d'autres s'effondrent.

Les Anglais courent après un rêve ancien : atteindre une finale de Coupe du monde pour la première fois depuis 1966. Soixante ans d'attente pèsent sur des épaules habituées, ces dernières saisons, à buter tout près du sommet. L'occasion est belle, le sélectionneur le sait. Elle est aussi piégeuse. Il suffira d'un éclair, dans un sens ou dans l'autre, pour faire pencher une affiche de ce calibre.

Une rivalité qui ne s'éteint jamais

Angleterre - Argentine, ce n'est jamais un rendez-vous comme les autres. Les deux nations traînent un passé chargé en Coupe du monde, de 1986 à 1998, des affiches lourdes de tension et de souvenirs que chaque camp raconte à sa façon. Chacun garde en mémoire ses propres images, ses héros et ses fantômes.

Difficile, dès lors, de réduire ce duel à une simple demi-finale. Il y a l'enjeu sportif, immense, avec la finale au bout. Il y a aussi tout ce que ces deux maillots charrient d'histoire commune. La confrontation promet d'être fermée, disputée, âpre dans l'engagement comme dans les intentions. Deux équipes qui savent souffrir, deux équipes qui savent finir tard.

Reste la question qui tiendra en haleine les deux bancs jusqu'au bout : qui, de la génération Messi ou de la génération Bellingham, filera vers la finale du 19 juillet ? La réponse tombera mercredi soir à Atlanta, au bout de quatre-vingt-dix minutes. Peut-être davantage.

Sources

No comments yet